Parfois, il souffle en nous d’étranges mélodies
Qui nous ravivent alors autant qu’elles nous bouleversent
Et c’est parce que féroce est ce qui nous traverse
Que l’on se dit en proie à la mélancolie…

Face à tous ces ravins que nous ne comblerons,
Face à la solitude de ces nuits sans sommeil,
Face à ces cœurs à vifs dont les chagrins réveillent
Le souvenir vivace des ruines que nous portons…

Je ne sais où l’on puise cette force insensée
De sembler si paisibles à ceux qui, tourmentés,
Viennent, et du bout du cœur, agacer nos sanglots

Mais je sais, tout comme toi, qu’à trop nous voir paraître,
Ceux qui nous aiment, jamais, ne cherchent à connaître
Ce que nous voudrions qu’ils découvrent à nouveau…

 Cory James Jersey