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Les pigeons accrochés aux rambardes, l’hiver
dessinent d’étranges silhouettes esseulées,
de pathétiques larmes de goudron caillées
qui se détachent sur le gris‑néant du ciel ;
les branches nues semblent désirer les larder
bouquets d’épées dardés dans leur direction
bouquets d’épées qui les cernent en affluant
qu’attendent-ils ?
perclus d’humidité
ils songent.
Patricia LARANCO
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